Avec les prix qui montent, beaucoup de familles regardent leur menu de Pâques autrement cette année. Et franchement, on les comprend. Quand le gigot d’agneau devient trop cher, il faut bien trouver une autre idée sans perdre l’esprit du repas de fête.
C’est exactement le choix de Laurent Mariotte. Cette fois, il laisse de côté la pièce la plus classique pour miser sur un morceau plus malin. Moins connu, plus abordable, mais très gourmand. Et surprise, il a tout d’un vrai plat de dimanche.
Le morceau d’agneau choisi par Laurent Mariotte
Le morceau en question, c’est l’épigramme d’agneau. Ce nom sonne presque chic, alors qu’il s’agit d’une pièce située du côté de la poitrine. Elle est plus économique que le gigot, mais elle garde une belle saveur et une texture fondante.
Selon les indications données autour de cette recette, l’épigramme tourne autour de 12 €/kg. Cela fait une vraie différence à table. Pour une famille de quatre, on peut s’en sortir avec un budget bien plus léger qu’avec une grosse pièce traditionnelle.
Et c’est là que le choix devient intéressant. Vous gardez l’agneau de Pâques, vous gardez le côté convivial, mais vous évitez l’addition qui grimpe trop vite. Bref, on fête sans se serrer le cœur en allant payer.
Pourquoi ce morceau change tout pour le budget de Pâques
Le gigot reste un symbole fort. On le sert souvent pour son côté généreux, son parfum au four, et ce petit effet waouh quand il arrive sur la table. Mais avec l’inflation, il peut vite dépasser ce que beaucoup veulent mettre dans un seul repas.
L’épigramme d’agneau, elle, permet de rester dans l’esprit de fête avec une note plus douce pour le porte-monnaie. C’est un bon compromis. Et ce n’est pas un “plan B” triste. C’est même parfois une meilleure surprise que la pièce attendue.
Autre avantage, elle se cuisine facilement. Elle supporte bien la cuisson au four, mais aussi les plats mijotés. Donc si vous aimez les viandes tendres et parfumées, vous êtes clairement dans la bonne direction.
Comment demander l’épigramme chez le boucher
Le détail important, c’est que cette pièce n’est pas toujours en vitrine. Il faut parfois la demander directement. N’hésitez pas à préciser le nombre de personnes et le type de cuisson souhaité. Cela aide beaucoup le boucher à vous orienter.
Pour un repas de Pâques, comptez environ 200 g par adulte. Pour les enfants, vous pouvez prévoir un peu moins. C’est une base simple et pratique, surtout si vous servez des accompagnements généreux.
Ce morceau a aussi un côté familial très agréable. Il n’impressionne pas par son nom. Il rassure par sa simplicité. Et souvent, ce sont ces plats-là que l’on retient le plus.
La recette de Laurent Mariotte pour Pâques
Laurent Mariotte propose une version au four avec des haricots blancs. L’idée est simple. La viande rôtit doucement pendant que les haricots réchauffent leurs saveurs avec l’ail et les herbes. Le résultat est rustique, parfumé et très convivial.
Les ingrédients pour 4 personnes
Voici ce qu’il faut prévoir :
- 800 g d’épigramme d’agneau
- 1 bocal de 800 g de haricots blancs type mogette de Vendée
- 1 tête d’ail
- 1 gousse d’ail
- 10 branches de sarriette
- 3 branches de romarin
- 1 filet d’huile d’olive
- un peu d’huile de colza
- sel
- poivre
Les étapes de préparation
Commencez par préchauffer le four à 180 °C. Déposez l’épigramme dans un plat allant au four. Salez, poivrez, puis arrosez d’un filet d’huile d’olive. Ajoutez le romarin et la sarriette sur la viande.
Coupez la tête d’ail en deux. Posez-la dans le plat, côté chair contre la viande. Cela parfume doucement la cuisson. Mettez ensuite le plat au four pour environ 1 heure. Retournez la viande à mi-cuisson pour qu’elle colore bien des deux côtés.
Pendant ce temps, égouttez les haricots blancs. Faites-les réchauffer dans une casserole avec un peu d’huile de colza, la gousse d’ail écrasée et du romarin haché. Gardez le feu doux. L’idée n’est pas de les transformer, mais de les rendre bien fondants et parfumés.
Pourquoi cette recette plaît autant
Il y a quelque chose de très rassurant dans ce plat. L’agneau apporte le côté fête. Les haricots blancs apportent la douceur et le côté familial. Ensemble, ils créent un repas complet, simple et chaleureux.
Ce type de recette montre aussi qu’on peut cuisiner malin sans faire triste. Au contraire, le plat gagne en authenticité. Il fait penser à ces repas où tout le monde se sert, parle, goûte, reprend un peu. C’est peut-être ça, au fond, la vraie réussite d’un déjeuner de Pâques.
Et puis, il y a un vrai plaisir à découvrir un morceau moins connu. On sort du réflexe habituel. On suit un conseil de chef. Et on se dit souvent après coup qu’on aurait dû essayer plus tôt.
Un bon plan à retenir pour un Pâques plus serein
Avec l’inflation, beaucoup cherchent une table belle mais raisonnable. Le choix de l’épigramme d’agneau va dans ce sens. C’est un morceau plus accessible, facile à cuisiner, et parfait pour garder la tradition sans subir la facture.
Si vous préparez votre repas de Pâques en ce moment, cette option mérite vraiment votre attention. Elle coche les bonnes cases. Goût, simplicité, convivialité, et budget mieux maîtrisé. Honnêtement, ce n’est pas rien.
Parfois, la meilleure idée n’est pas la plus évidente. Et pour Pâques 2025, Laurent Mariotte semble bien l’avoir compris.






